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Retraite
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 Nombre de points requis, durée de cotisation, montant de la pension, réformes à venir… difficile d’y voir clair sur les retraites.
Entre idées reçues, fausses-vérités et points sensibles que personne n’explicite jamais clairement… bienvenue dans une jungle où il vaut mieux savoir s’orienter pour défendre ses intérêts.
Pour prétendre à la retraite, il faut avoir atteint l’âge minimum requis (à savoir 60 ans) et avoir cumulé 160 trimestres de cotisations.
Ce sont en effet les cotisations versées à un ou plusieurs régimes de retraite, tout au long de sa carrière, qui permettent d’acquérir des trimestres ou des points. Leur cumul indiquera le montant de la pension.
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Le nombre de trimestres nécessaires pour toucher une retraite pleine augmente d’année en année. Il en faudra 161 en 2009 et au-delà pour une personne née en 1949, 162 en 2010 et au-delà pour une personne née en 1950.
Les personnes nées en 1953 et après ignorent le nombre de trimestres qui leur sera demandé. En résumé: elles cotisent déjà … sans savoir pour combien de temps, ni quand elles pourront partir à la retraite.Des négociations sont encore attendues, concernant notamment les régimes complémentaires des cadres.
En ce qui concerne la retraite de base, le montant de la pension dépend du nombre d'années de cotisation, du salaire annuel moyen et de l'âge de départ à la retraite.
Mais attention, même si vous avez toujours cotisé, votre pension annuelle ne pourra jamais dépasser 50% du plafond annuel de la Sécurité sociale (17 154 € en 2009). Avec un régime complémentaire (Arrco, Agirc…), la retraite annuelle se calcule en multipliant le nombre de points acquis par… la valeur du point.
La valeur du point étant régulièrement redéfinie.Deux indicateurs pour vous aider à vous situer. Les pensions versées aux retraités représentent en moyenne 75 % de leur dernier revenu d’activité.
Le montant moyen brut des retraites versées en France au plus de 60 ans s’élevait en 2004 à 15 500 euros par an. Soit environ 1200 € net par mois
Vous avez tous vos trimestres ? Continuer à travailler peut donner un coup de pouce à votre pension. Le nom de ce bonus: la surcote. Elle correspond à 5% de la retraite de base la 1ère année (à 60 ans donc), à 4 % les années suivantes, puis à 5 % à partir de 65 ans. Donc, si vous cotisez deux ans de plus, alors que vous avez tous vos trimestres, votre pension augmentera de 9 %. Attention, la surcote ne s’applique pas aux régimes complémentaires.
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 Pour s’assurer un niveau de vie plus confortable durant la retraite, cela peut-être intéressant. Et la plupart des établissements bancaires proposent aujourd’hui des produits destinés à complétés votre retraite.
Cette épargne individuelle, optionnelle en France, est souvent qualifiée de système par capitalisation, par opposition au régime général en vigueur, dit "par répartition" dans lequel les actifs ne se constituent pas une cagnotte, mais financent les pensions des retraités.
Attention tout de même avec ces produits bancaires, surtout ceux qui affichent des performances élevées ! Ils comportent des risques, des aléas qui peuvent vous pénaliser lourdement dans vingt ou trente ans. Au Etats-Unis, où le système de capitalisation est la règle, de nombreux retraités, victimes notamment de la crise financière, doivent reprendre une activité salariée pour vivre
Si vous avez des enfants, vous bénéficierez de certains avantages (une femme acquiert jusqu’à huit trimestres par enfant élevé)
Devenez loueur en meublé professionnel et vous continuerez à valider des trimestres, même après avoir arrêté de travailler !Enfin, vous pouvez racheter vos trimestres, dans la limite de 12.
Ils correspondent notamment aux années de cotisations incomplètes pour cause d’études, de chômage ou d'arrêt maladie.
C’est un investissement dont il faut bien peser les avantages… et le coût ! Le rachat a surtout un sens pour les actifs en fin de carrière, auxquels il ne manque que quelques trimestres pour toucher une retraite à taux plein.
Pour les actifs jeunes, compte-tenu de l’incertitude qui plane sur le nombre de trimestres pour profiter d’une pension à taux plein et du coût de l’opération, la plupart des observateurs la déconseillent formellement.
Les avantages des fonctionnaires en matière de retraites sont indéniables. Dans le privé, le salaire de référence sur la base duquel est calculée la pension est la moyenne des vingt-cinq meilleures années.
Dans le public, ce sont les six derniers mois qui sont pris en compte. Un salarié du privé touchera environ 50 à 60 % de son dernier salaire. Un fonctionnaire, lui, percevra 70 à 80 % de ses revenus habituels.
Tout salarié du privé a le droit à au moins deux retraites. Un salarié non-cadre cotise à une retraite de base (qui lui sera versée par la Sécurité sociale) et à une complémentaire obligatoire.
Cette dernière est prise en charge par l’Arrco et est fixée à 3 %, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale. Si vous êtes cadre, vous cotisez en plus à une deuxième complémentaire obligatoire, l’Agirc, qui représente 20,3 % du salaire brut annuel
Depuis le 1er janvier 2008, les salariés du privé, artisans et professions libérales, doivent avoir cotisé 40 ans pour toucher l'intégralité de leur pension de base.
C'est le dernier effet du plan Balladur de 1993. Mais en 2003, la réforme Fillon a imposé le passage progressif à 41 ans, au rythme d'un trimestre par an. Cette situation devra cependant être réétudiée en 2012, 2016 et 2020. De nouveaux allongements sont donc à prévoir
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